L’air est lourd, pesant.
Silence trop dense.
À peine un bruissement.
À peine un cri d’oiseau.
Un battement d’aile.
Un cri rauque.
Le corbeau, sur la branche.
Fixe. Immobile.
Sibylle approche.
Il attend.
Il s’immisce, s’infiltre, fissure,
étouffe, s’installe, enferme.
Elle glisse, gronde, serpente,
invisible, insaisissable.
Il heurte, cogne, souffle, gémit,
court, fouette.
Côme se réveille bien avant l’aube.
Sa jambe.
Toujours cette douleur. Tenace. Implacable.
Il ouvre les yeux sans bouger. Son souffle… blanc.
Le feu n’a pas tenu la nuit.
Sibylle.
Immobile, souffle régulier… Trop régulier.
— Je ne dors pas, Côme. Tu le sais bien… je ne dors plus.
Côme grelotte.
Sibylle se lève et le couvre.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Ne tombe pas malade, s’il te plait.
Sibylle sort dans le froid.
Elle resserre son manteau.
Le ciel est bas, d’un gris laiteux.
Elle repense au corbeau.
Il est
temps
de
se mettre
en route
Le vent s’immisce, s’infiltre, fissure, étouffe, s’installe, enferme.
La rivière glisse, gronde, serpente,
Le froid heurte, cogne, souffle, gémit,
Toujours cette douleur.
Tenace. Implacable.
Il ouvre les yeux sans bouger.
Son souffle… blanc.
Ciel froissé
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
Commentaire *
Nom *
E-mail *
Site web
Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire.